Les objectifs
- Eveiller sa vie intérieure en l’ouvrant au monde
- Evalutation :
- Intention éducative : Eveiller sa vie intérieure en l'ouvrant au monde
- Tranche d'âge : Collégiens - Lycéens
- Type d'activité : Découverte et réflexion - Vie quotidienne
- Lieu : Int. ou Ext.
- Durée : 30-45 min
- Nombre de participants : 7 et 20
- Nombre d'encadrants : 2 et +
1/ Organisation
Cadre : Accueil de Loisirs – Weekend – Séjour
Lieu : inérieur ou extérieur
Matériel : sans matériel ou avec du petit matériel ( feuille, feutre, post-it…)
vidéo, musique, texte
2/ Schéma & Disposition
En grand groupe ou en petit groupe s
3/ Rôles et tâches de l'équipe d'animation
Préparer les outils ( vidéo, musique, texte…)
Animer le temps et distribution de la parole de façon équitable
Témoignage et partage
4/ Règles du jeu et consignes de sécurité
Le temps de partage a pour particularité de permettre à un groupe, de parler de dieu. Dans un temps de prière on parlera plutôt à dieu. Il permet un voyage intérieur pour des jeunes et crée un espace de discussion de questionnement, d’échange, de témoignage, de silence...
5/ Déroulement
Rappel :
Pour un temps de partage le schéma type proposé :
Un chant
Une musique , une vidéo , un texte d’accroche en lien avec le thème
Partage sur l’outil utilisé
(ex de questions : qu’est ce que ce texte a provoqué en moi ? quel lien avec ma vie quotidienne ?)
Un geste
Un geste symbolique pour rendre concret ce que l’on vient de partager
( ex : un temps de partage sur la confiance, le groupe peut se mettre en cercle, deux personnes vont au centre et l’un se met dos à l’autre, ferme les yeux et se laisse tomber pour être rattrapé)
Un chant
exemple de thème : la confiance, l’amour, l’amitié, le service, le pardon, le respect, l’histoire d’un quartier, la vie d’un saint…
1-Un chant :
“Du respect” - Johnny Hallyday
2-Un texte (ou des parties de texte):
Vous commencerez par le respect
… Car vous commencerez par le respect. Vous ne direz point : la vieille qui brûle un cierge et marmonne est une superstitieuse. Ou : cet homme amoureux d’un enfant n’est qu’un pédéraste. Ou : ce révolutionnaire aigri est un aigri. Ou ce prêtre qui couche avec une femme est un mauvais prêtre. Ou : cette femme acariâtre et dévoreuse de ses enfants est une malade, Vous ne direz rien de tel. Vous ne mettrez pas votre frère et semblable dans une prison. Tu ne tueras pas.
Vous commencerez par le respect. Vous ne direz pas : Dieu est ceci et cela. il existe ou il n’existe pas (c’est-à-dire : il est comme je l’imagine, ou : comme je l’imagine, il n’est pas). Vous ne me ferez pas dire ce qui vous convient. Vous ne tirerez pas à vous ce qui de moi parvient très lointainement à vos oreilles pour en faire la justification de vos crimes. Tu ne feras pas d’image de moi.
Vous ne vous jetterez pas de-ci de-là, selon l’humeur, le pouvoir qui vous pousse, la mode, les convenances, la commodité. Vous resterez bâtis sur le roc, intraitables quant à la vérité et la justice. Mais vous saurez que vérité comme justice ne sont pas vôtres et que rien ne me fait tant horreur que le fanatisme, l’odieuse confiscation des biens sans prix. Vous n’aurez en vénération ni l’argent ni la violence, ni les pouvoirs. ni vos plaisirs, ni quelque seigneur ou maître ou père, ni vous-mêmes. Vous serez libres. Tu n’auras pas d’autre Dieu que moi seul.
Vous commencerez par le respect. Vous quitterez père et mère, afin de mener votre propre vie. sous mon soleil. Vous ne remplacerez pas votre père ou votre mère par quelqu’un d’autre. pas même et surtout pas sous prétexte de me mieux servir. Vous quitterez père et mère, vous irez assez loin pour les reconnaître tels qu’ils sont, pour les connaître, homme et femme, bien semblables à ce que vous êtes, et pour leur donner gratitude de vous avoir donné la vie. Car même s’ils ne vous ont rien donné de plus. et même s’ils ne vous ont pas voulu et désiré -ou s’ils vous ont transmis leur mal et leur misère- ils vous ont donné la vie : quelque chose de ce qui Ies dépasse et vient de moi est passé en eux, et vous êtes nés, vous qui sans eux ne seriez pas. Ainsi. vous serez (peut-être à grand prix) réconciliés avec eux. Tu honoreras ton père et ta mère.
Vous commencerez par le respect. Vous ne prendrez pas à l’autre ce qui est son bien, ce qui fait partie de sa propre vie, ce qui le fait vivre, ce qui le soutient dans son existence. Vous ne lui prendrez pas sa nourriture, vous ne lui prendrez pas son travail, vous ne lui prendrez pas sa maison, vous ne lui prendrez pas ceux qu’il aime : sa femme, ses enfants, ses frères, ses amis. Vous ne lui prendrez pas ses certitudes, son espoir, son désir, l’oeuvre où il met son esprit, son coeur et ses mains. Vous ne lui prendrez pas sa vie. Vous ne lui prendrez pas sa mort. Vous ne lui arracherez par force rien de ce qui le tient en vie. Tu ne prendras pas le bien d’autrui, Tu ne prendras la femme d’autrui.
Vous commencerez par le respect. Vous ne traiterez personne de lâche, vaurien. voyou, vous ne traiterez personne de bourgeois, de nègre, de raton, de moricaud, de flic, de bolchevik sachant d’ailleurs que ce qui dans votre bouche est injure peut être pour lui dignité. De qui que ce soit, vous ne ferez le simple objet de votre plaisir. Vous ne souillerez pas la parole humaine, où je suis, vous ne souillerez pas votre parole par le déni de justice, l’invitation trompeuse, le mépris insultant, l’entortillement de la vérité, le chantage ou quoi que ce soit qui induise autrui à l’erreur et au malheur. Si vous parlez mal de moi, je ne vous en tiendrai pas rigueur, car vous ne sauriez, de moi, parler bien ; je saurai entendre vos cris, vos imprécations, vos murmures, et même je saurai comprendre que, ne me connaissant pas, ou conduits malheureusement à me voir tout autre que je ne suis, vous veniez jusqu’ici me maudire, ou à vous désintéresser de moi. Mais je ne vous pardonnerai pas, si vous vous y obstinez, d’écraser ce qui témoigne de moi là où vous êtes, le respect de la vérité, le respect de la vie et, signe entre les signes, le respect de celui qui vous est semblable et face à face, l’autre homme, Tu ne blasphémeras pas. Tu ne feras pas de faux serment.
Vous ne vivrez pas seulement pour le travail, ou pour l’argent, ou pour vos jeux, ou pour accroître votre pouvoir, ou pour assurer l’établissement et le profit des vôtres. Vous commencerez par réserver dans vos vies la place du grand repos, du grand loisir où vous serez disponibles à ce qui vient, attentifs à ce qui est sans prix. Vous réserverez soigneusement la place où je suis. Ainsi devras-tu respecter mon Jour.
Vous commencerez par le respect. Alors vous sera donné d’entrer dans ce chemin de l’impossible où vous souffrirez extrêmement et où nul ne vous ravira votre joie. Telle est la porte de mon bonheur.
Maurice Bellet
3-Partage sur le texte
(Exemple de questions)
Une phrase que tu retiens dans le texte et pourquoi ?
Que signifie pour toi le respect ?
Où et quand faut-il être respectueux pour toi?
Qui est la personne que tu respectes le plus et pourquoi ?
As-tu déjà vécu des situations où tu ne te sentais pas respecté ?
As-tu déjà eu l’impression de ne pas respecter quelqu’un ou quelque chose?
Quelle est le secret du respect ?
4-Un geste
Les jeunes peuvent se mettre par deux et définir le respect en deux mots , une phrase, un dessin , un symbole et ensuite le partager au groupe
5- Un chant
“Respect” - Aretha Franklin